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Colette Bertot avait raison, en concluant en mai 2003 un article prémonitoire consacré à Ancarani ; « les chemins de la liberté » Clotilde fera encore parler d’elle !

 

Sa notoriété dépasse aujourd’hui nos frontières et l’accueil qui lui a été réservé, à Paris notamment, est significatif puisqu’entre autres œuvres, sa sculpture  » la robe « , un bronze important, a été accueillie dans deux collections parisiennes, et qu’un troisième exemplaire est exposé dans un parc de sculptures en Grande-Bretagne.

On pourrait donc se demander ce qui provoque un tel intérêt, un tel engouement pour ce travail tout en finesse, simplement beau, féminin. Aurait-on oublié dans cette curieuse époque que le « bêtement fin et beau » s’accroche et se vit, aussi, et pour durer ? La réponse de Clotilde, sans jugement ni combat de quelque sorte que ce soit et moins laconique qu’il ne paraît, serait qu’elle se peint, tout simplement.

Comme le disait si bien Colette Bertot   »cette jeune femme à l’œil pétillant, née aux Etats-Unis d’un père italien et d’une mère belge, bourrée de talent, se meut avec la même aisance dans la peinture que dans la sculpture. Elle prend vite ses distances par rapport aux leçons reçues, et choisit le périlleux chemin de la liberté. Nul autre ne lui aurait convenu« .

Au talent et à la sincérité d’hier s’ajoute maintenant rigueur, conviction, maturité et plénitude. Clotilde Ancarani nous offre son plaisir et son exigence de vie et exprime ce plaisir par le biais de tout ce qui la touche. La générosité se dégage de ses sculptures et de ses peintures. Et ainsi sont ses thèmes, que nous connaissons et aimons. Des Fleurs, complètement réinventées, vivantes par un travail gestuel approchant l’abstraction. Des Robes vivantes, inhabitées, des Plumes, des Eventails, et bien d’autres évocations de féminité. Dépassées les influences inhérentes à tout artiste ! Qui n’a peint des robes ou des fleurs ? Elle s’approprie ces thèmes avec force et l’alchimie de sa peinture témoigne de sa profonde personnalité. Texture complexe, couleurs, matières, sans hésitation.

Et chacune de ses œuvres est une nouvelle expérience sur les thèmes énoncés.

Courez, volez à la découverte de ses sources d’inspiration récentes, des Feuilles, de ginkgo en particulier, peintes ou sculptées. « Tout cela est figuré, mais se laisse volontiers grignoter par la lumière, éroder par le temps jusqu’à un certain dépouillement « comme le disait joliment Danielle Gillemon.

Et l’on ne sait pas si ce sont les sculptures qui ont donné lieu aux peintures ou le contraire. Toujours est-il qu’une attention particulière à la nature est exprimée. Ce en quoi, se distançant de tout intellectualisme, Clotilde Ancarani est bien de notre temps.

Fred Lanzenberg